Le Pakistan en bref : actualité économique et financière du 4 au 10 décembre 2009


Les transferts des migrants
pakistanais à leur plus haut niveau historique

 

 

Avec 3,1 Mds USD sur les 4 premiers
mois de l’année fiscale 2009-10 (juillet-octobre), les transferts des
travailleurs émigrés ont atteint de nouveaux records avec une hausse de près de
32% par rapport à l’an passé, octobre ayant été particulièrement favorable avec
758 MUSD, en augmentation de 63%. Sur ces bases, le gouvernement estime à 9 Mds
USD le montant qui sera collecté dans l’année, soit plus d’1 Md USD par rapport
au record de 7,811 Mds USD enregistré en 2008-09. Ces transferts jouent un
rôle clé dans la reconstitution des réserves (qui ont atteint 14,228 Mds USD fin
octobre) et représentent désormais près de 5% du PIB
.


 

 


L’impact de la crise qui vient de
secouer Dubaï ne devrait pas trop pénaliser le Pakistan

 

 

L’émirat est actuellement le 3ème
pays contributeur des transferts des migrants avec 12% des flux à lui seul (970
MUSD l’an passé) envoyés par 1 million de travailleurs pakistanais ainsi que le
3ème pays investisseur au Pakistan avec 13,1 Mds USD au total. De son
côté, le Pakistan n’est exposé que par les prêts consentis par les banques aux
promoteurs immobiliers qui risquent de stopper leurs remboursements (UBL par
exemple, la 3ème banque pakistanaise, est engagée à hauteur d’1 Md
USD dans ce secteur). Bien que le risque de désinvestissement soit réel et
que le flux des transferts en provenance de Dubaï se ralentisse, le gouverneur
de la Banque centrale pakistanaise, Salim Raza, reste cependant confiant sur le
montant final de ces transferts qui, globalement, ne devrait pas être trop
affecté par cette crise.

 

 


La mine de charbon de Thar est-elle
exploitable économiquement ?

 

 

Alors que le gouvernement se targue
d’avoir sur son sol les plus grandes réserves de charbon au monde, la réalité
est quelque peu différente. En effet, les réserves indiquées de 175 milliards de
tonnes ne sont que des réserves possibles, les réserves prouvées récupérables
étant en réalité estimées à 2,7 milliards de tonnes et les réserves probables à
9,3 milliards de tonnes. Ces chiffres replacent le Pakistan à un rang plus
conforme à la réalité (11ème place loin derrière l’Australie, les
Etats-Unis et la Chine). De plus, la haute teneur en eau du lignite, 50% au
moins, ne suscite pas un grand intérêt de la part des grandes compagnies du
secteur en raison d’un différentiel défavorable entre coût d’exploration-production
et coût d’importation. In fine, l’électricité produite à partir de cette mine
reviendrait deux fois plus chère que l’électricité générée par les barrages.


 

 


La Banque centrale transfère au
secteur privé, avec effet au 14 décembre 2009, les achats de pétrole brut

 

 

Avec deux mois d’avance, puisque
l’arrangement avec le FMI prévoyait que la Banque centrale devait être
responsable de ces paiements jusqu’au 1er février 2010, cette
dernière vient de transférer aux banques commerciales le paiement des achats de
pétrole brut qu’elle réalisait jusqu’à présent directement (les produits
pétroliers, le fioul et le diesel avaient déjà été transférés cette année). Le
secteur privé devra ainsi se fournir sur le marché interbancaire pour
l’équivalent de 10 Mds USD chaque année (dont 40% pour le seul brut), soit un
tiers du montant des importations totales pakistanaises. En dehors d’un
signal fort donné au FMI, cette décision de cession permettra à la Banque
d’alléger la pression sur ses propres réserves qui s’établissent actuellement à
10 Mds USD sur un total de 14 Mds USD.

 

 


La production des raffineries
pakistanaises a décliné de 8% sur les 5 premiers mois de l’année

 

 

Entre juillet et novembre, les
raffineries pakistanaises n’ont produit que 3,5 millions de tonnes, soit 300 000
tonnes de moins que l’an passé sur la même période, avec une chute très marquée
de 16% de la production de mazout, Parco accroissant son leadership avec une
part de 42%. Les analystes pensent que la principale raison de ce déclin
provient en fait de la persistance de la dette circulaire qui ne se règle pas.

 

 


Pour une information complète sur la région, abonnez-vous à la
lettre d’Asie du Sud :

regine.herve@missioneco.org
et


http://extranet.dgtpe.fr/diffusion/

Dernière modification : 08/12/2010

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