La culture à l’honneur dans les festivals de l’été [en]

Du théâtre, de la danse ou de la musique. L’été est une saison propice à la découverte de l’offre culturelle française, à travers les nombreux festivals qui jalonnent le pays.

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Après le printemps de Cherbourg et les Nuits de Fourvière à Lyon en juin, c’est Solidays qui a ouvert à la fin du mois de juin le bal des festivals de l’été, qui fleurissent dans toute la France, surfant sur la vague de la chaleur et des vacances.

D’après les chiffres 2012 de la Société française des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), 33% des festivals de musique de l’année, soit 274 manifestations, ont lieu au mois de juillet, contre 125 en août et 138 à l’automne.

Forte densité de festivals

Les festivals sont nés après la seconde guerre mondiale, mais ont pris leur essor dans les années 80 avec les politiques de décentralisation voulues par l’Etat. « La France est aujourd’hui l’un des pays où la densité de festivals est la plus importante, grâce à la politique publique de soutien à la culture », assure Bénédicte Dumeige, présidente de la fédération France Festivals. Ainsi, dans le domaine de la musique, 841 festivals ont fait l’objet d’une étude de la Sacem en 2012. Ces manifestations ont engendré 12 millions d’euros de droits JPEGd’auteur.

Pour autant, il est difficile de connaître avec précision le nombre de festivals en France, faute d’une définition générique et précise. Près de 2200 festivals sont organisés chaque année, dont environ 300 avec le soutien du ministère de la Culture. La difficulté à établir une liste précise est notamment dûe à la grande diversité de l’offre française en la matière.

A côté des événements musicaux de référence, comme les Vieilles Charrues à Carhaix (Bretagne) en juillet, ou Rock en Seine à Saint-Cloud (près de Paris) fin août, des festivals plus spécifiques, disposant de moyens plus modestes, rencontrent également un succès remarquable. Certains affichent même une renommée mondiale, comme le festival de théâtre de rue d’Aurillac, du 21 au 24 août, ou encore le festival international de marionnettes de Charleville-Mezières en septembre. Les festivals qui disposent de moyens plus importants attirent un large public en programmant des artistes internationaux, comme le chanteur Sting au Main Square Festival d’Arras en juillet.

Pour Jacqueline Franjou, présidente du festival de Ramatuelle (Côte d’Azur), les paysages de France constituent un atout supplémentaire pour les festivals : « venir à un spectacle dans un festival diffère beaucoup de la tournée d’un artiste. Il y a d’abord un lieu inspirant pour l’artiste et le spectateur, puis de la convivialité, un esprit communautaire, une envie de partager ». A Ramatuelle, le théâtre surplombant la mer accueille acteurs, musiciens et chanteurs. Les Chorégies d’Orange, l’un des plus célèbres festivals d’art lyrique, se déroulent quant à elles dans le théâtre antique de la ville.

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Enfin, pour les amateurs de spectacle contemporain, la référence reste Avignon, au mois de juillet. Pour les organisateurs, le festival d’Avignon est « bien plus qu’un festival de théâtre, car toute la cité des Papes se transforme en un lieu d’échanges et de partage, avec des expositions et des débats en marge des spectacles ».

La qualité et la diversité de ces festivals d’été sont saluées à l’étranger, et certains parviennent même à s’exporter. C’est le cas depuis plusieurs années des Francofolies de La Rochelle, qui accueille durant cinq jours environ 100 000 personnes. Ce festival a été copié à Montréal, il y a 25 ans, ainsi qu’en Argentine et en Suisse. Les Francofolies doivent notamment leur succès à une programmation réunissant les styles et les générations, en mettant à l’honneur aussi bien les nouveaux talents que les artistes confirmés.

Barbara Leblanc

Dernière modification : 25/09/2014

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