Dérèglement climatique - Discours de Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie (Washington, 17/04/2015)

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies

Monsieur le Président de la Banque mondiale

Mesdames et Messieurs les Ministres

Mesdames et Messieurs les Représentants du secteur privé,

Chers Amis

En décembre dernier à Lima, nous avons lancé, avec le Pérou et les Nations unies le « Plan d’Action de Lima à Paris » pour poursuivre la dynamique engagée en septembre 2014 à New York.

Pour rester en dessous des 2°C, c’est en effet une mobilisation générale qui est nécessaire, Cette mobilisation, des entreprises, des collectivités territoriales, des institutions internationales, elle doit compléter celle des États, qui aujourd’hui sont en train de publier leurs contributions nationales.

C’est pourquoi je suis particulièrement heureuse d’être parmi vous aujourd’hui pour le lancement de l’initiative « zéro torchage en 2030 ». Cette initiative est exemplaire à plus d’un titre :

Exemplaire d’abord parce que le torchage est une aberration écologique, et une aberration sociale. Pour les milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à l’énergie moderne, le gaspillage d’une ressource est toujours incompréhensible.

Pour la planète, les émissions du torchage représentent 1% des émissions mondiales : voici la contribution que cette initiative pourrait apporter à l’accord de Paris. C’est indispensable pour nous remettre sur la trajectoire des 2°C.

Cette initiative est aussi exemplaire parce qu’elle rassemble des gouvernements, mais aussi des entreprises qui ont choisi de passer à l’action.

Je sais que depuis de nombreuses années les entreprises s’interrogent pour trouver des débouchés pour le gaz de torchage, avec certains projets innovants pour, par exemple, alimenter en gaz le réseau local, voir donner un accès direct à l’énergie aux communautés locales.

Le lancement de cette initiative aujourd’hui n’est que le premier pas de cette entreprise. Pour que ce partenariat soit efficace, il importe d’accroitre son ambition dans les mois à venir, d’élargir progressivement son périmètre, pour que tous les acteurs majeurs du secteur, à la fois côté pays producteurs et entreprises, s’y rallient.

Ce type d’initiative viendra nourrir l’agenda des solutions qui rassemblera à Paris des engagements concrets et mesurables.

Ces progrès nous en avons besoin pour montrer que la transition est déjà en cours, mais aussi pour illustrer les liens entre lutte contre la pauvreté et développement durable, et obtenir un accord toujours plus ambitieux, avant et après 2020.

Je vous donne donc rendez-vous à Paris, pour poursuivre et amplifier cette mobilisation./.

Dernière modification : 22/09/2015

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