Dérèglement climatique - COP21 - Zambie - Communiqué du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (Paris, 10/08/2015)

Ségolène Royal a effectué une visite officielle en Zambie du 5 au 10 août pour préparer la COP21. C’est la première visite d’un ministre français depuis l’indépendance du pays en 1964 : un signal très positif du renforcement de la relation entre la Zambie et la France.

La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a rencontré Edgar Chagwa Lungu, président de la République de Zambie, Inonge Wina, vice-présidente de la République de Zambie, Christopher Yaluma, ministre de l’énergie, Christable Ngimbu, ministre de l’environnement et Given Lubinda, ministre de l’agriculture. Ségolène Royal a signé une Déclaration d’intention avec ses homologues du ministère de l’environnement et du ministère de l’énergie en vue de développer un partenariat portant sur le changement climatique et les problèmes énergétiques.

La ministre a rencontré de nombreux acteurs zambiens de la société civile et des personnalités culturelles ainsi que des ONG et des chefs d’entreprises engagés sur les questions de changement climatique, de protection de la biodiversité, de développement économique et social. Elle a également inauguré l’exposition de Yann Arthus-Bertrand « 60 solutions pour le changement climatique » organisée avec l’ambassade de France pour sensibiliser la population zambienne aux enjeux climatiques.

De ce déplacement, les points suivants sont à retenir :

1. Le président zambien a affirmé très clairement que la Zambie comme les autres États de la région devait désormais faire face à l’impact du changement climatique.

Pays concentrant 40% des ressources en eau de l’Afrique australe, la Zambie a bâti toute sa politique énergétique sur l’hydroélectricité qui représente 95% de sa production électrique. Le changement climatique fragilise ce modèle énergétique : la saison des pluies est plus courte ce qui conduit à une baisse du niveau des rivières et donc à un ralentissement de la production d’électricité.

Face à cette situation, la ministre a indiqué qu’un des enjeux majeurs de la COP21 est de mieux prendre en compte l’Afrique et les défis considérables qu’elle doit relever. La France attache une grande importance à ce que le continent africain puisse faire valoir ses positions durant la conférence de Paris et contribue à l’adoption d’un accord satisfaisant pour tous.

Ségolène Royal a également remis une lettre du président de la République, François Hollande, à son homologue zambien portant sur la COP21. Le chef de l’État zambien a assuré à la ministre du plein et entier soutien de son pays pour contribuer au succès de la Conférence de Paris. Inonge Wina, la vice-présidente, a alors salué le leadership de la France sur cette négociation.

2. Le président de la République, la vice-présidente et le ministre de l’énergie de Zambie ont rappelé leur volonté de développer les énergies renouvelables tels que le solaire et l’éolien.

Face au changement climatique, l’objectif pour la Zambie est de diversifier ses sources d’énergie. Le gouvernement espère parvenir à une production électrique issue du solaire à hauteur de 600 - 800 MW dès 2016. Ségolène Royal a souligné que le pays disposait d’un fort potentiel en matière d’énergies renouvelables.

L’objectif de la Déclaration d’intention est de lancer un dialogue et une coopération entre la France et la Zambie sur les énergies renouvelables pour identifier les obstacles, les besoins et les technologies applicables.

3. La déforestation et la gestion des déchets représentent des enjeux et des défis environnementaux majeurs pour la Zambie.

La vice-présidente a souligné que la forêt zambienne perdait chaque année entre 200 000 et 300 000 hectares. La forêt zambienne est aujourd’hui en danger.

La question de la gestion des déchets a également été abordée lors de visites sur le terrain.

À cette occasion, Ségolène Royal a présenté les grandes lignes de la loi sur la transition énergétique qui vient d’être adoptée par le Parlement.

Au sujet de la protection de la biodiversité, la ministre a indiqué que la France a interdit le commerce de l’ivoire, une mesure saluée le président zambien.

La ministre a également tenu à afficher son soutien à la politique zambienne en matière de parcs nationaux, élément qui, conjugué avec d’autres caractéristiques de la situation zambienne tels que la place de l’hydroélectricité, la stabilité du pays, les progrès réalisés en matière de développement, dessine les contours d’un « modèle zambien »./.

Dernière modification : 22/09/2015

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