Dérèglement climatique - COP21 - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 20/05/2015)

Monsieur le Député, vous avez très bien posé le problème. D’abord, la France prépare cette conférence en essayant d’être la plus exemplaire possible. C’est le sens des projets de loi sur la transition énergétique et sur la biodiversité défendus par Mme Ségolène Royal.

En ce qui concerne la COP21, que j’aurai l’honneur de présider, les objectifs sont au nombre de quatre - je vais les énoncer rapidement. Le premier, le principal, est d’obtenir pour la première fois un accord universel des 196 parties qui seront présentes pour ne pas dépasser les 2 degrés d’augmentation du climat liés aux gaz à effet de serre. C’est très difficile, mais grâce à notre politique diplomatique et à toute une série de rencontres et d’interventions, au premier rang desquelles celles du président de la République, nous allons en ce sens. Le deuxième objectif est de prendre la mesure de toutes les contributions nationales publiées au fur et à mesure par chacun des pays. Ils doivent publier leur contribution avant la fin du mois d’octobre. Nous en sommes aujourd’hui à près de quarante pays.

Le troisième objectif est de faire en sorte que les financements et les technologies soient rendus disponibles. En effet, les responsables de pays en voie de développement disent souscrire aux objectifs, mais demandent des précisions sur la disponibilité des financements et des technologies. Notre objectif est de les fournir. Quatrièmement, il faut associer les communes, les régions, les entreprises, la société civile et vous, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, pour parvenir à la fin de l’année au succès que nous attendons. Il n’y a pas d’autre solution que de réussir pour une raison simple, Monsieur le Député : il n’y a pas d’autre planète disponible./.

Dernière modification : 22/09/2015

Haut de page