Dérèglement climatique - COP21 - Discours de M. François Hollande, président de la République, aux élus de l’Aude (Carcassonne, 19/05/2015)

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Nous sommes également à l’initiative pour le défi climatique, puisque nous allons accueillir la conférence sur le climat à Paris en décembre prochain. Laurent Fabius a toujours cette expression, elle est heureuse. Il dit : « nous l’accueillons parce que personne n’était candidat. Parfois, c’est plus facile de gagner une compétition quand on est le seul candidat ».

Pourquoi était-ce finalement périlleux ? Parce que la précédente conférence avait échoué, c’était à Copenhague, et qu’il y a des intérêts tellement contradictoires : il y a des pays développés qui ont émis des gaz à effet de serre pendant des années, et qui maintenant se disent qu’il faut arrêter et des pays émergents qui disent : « eh bien, nous, nous sommes au début de notre cycle de développement, pourquoi faudrait-il nous brider ? » Les pays les plus pauvres, eux, disent : « mais de toute façon, nous, on n’émet rien du tout, pourquoi allez-vous nous imposer quoi que ce soit ? »

Alors il faut tout de même bien se mettre au travail, et c’est ce que j’avais comme mission à Berlin avec la chancelière, d’appeler à la mobilisation car c’est un enjeu. C’est un enjeu, le défi climatique. D’abord parce qu’il faut réussir cet accord, et nous nous y préparons, mais ensuite parce que c’est tout l’enjeu de l’excellence environnementale, qui est notre intérêt. C’est la raison pour laquelle nous avons fait voter à l’Assemblée nationale une loi : la transition énergétique. Ségolène Royal s’y est engagée, après Philippe Martin, et puis, nous avons fait voter une loi sur l’agriculture pour bien montrer que nous pouvions faire une agriculture respectueuse de l’environnement, c’est Stéphane Le Foll./.

Dernière modification : 22/09/2015

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