Convention de partenariat entre la France et la Fondation« Reseau Aga Khan de Développement » (AKDN)

(Paris, 9 décembre 2008)

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes et le prince Aga Khan signeront le 9 décembre une convention de partenariat entre la France et la Fondation « Réseau Aga Khan pour le développement (AKDN) », qui regroupe une dizaine d’agences de développement privées,.

La Fondation « Réseau Aga Khan de développement » (AKDN) est un groupe d’agences de développement privées, internationales et non confessionnelles, qui oeuvrent à l’amélioration des conditions de vie dans les pays en développement. Créées pour certaines au début du XXème siècle, les organisations du Réseau ont chacune une mission spécifique dans des domaines variés comme la santé, l’éducation, le développement rural, la promotion de l’entreprise privée et la culture.

L’ambition de ce partenariat est de promouvoir, sur le terrain, des actions communes en matière de développement et d’inscrire ces réalisations futures dans un cadre de référence commun.

Pourquoi un tel partenariat ?

-  Plusieurs projets concrets associant le dispositif français de coopération et l’AKDN ont montré le potentiel de cette collaboration : don de la coopération française à l’Institut médical français pour l’enfant de Kaboul (IMFE), prêts octroyés par PROPARCO- la filiale secteur privé de l’Agence française de Développement - au réseau de téléphonie mobile Roshan en Afghanistan, ou pour la construction de la centrale hydroélectrique de Bujagali en Ouganda notamment.

-  Les autorités françaises partagent avec la Fondation « Réseau Aga Khan pour le développement » une vision commune du développement : l’importance de s’engager sur le long terme, en associant étroitement les populations locales, sur des secteurs non seulement sociaux mais aussi d’appui au développement économique.

-  L’implantation ancienne du Réseau Aga Khan pour le développement dans des pays fragiles (Afghanistan) et dans des zones dans lesquelles la France souhaiterait renforcer sa présence (Inde, Pakistan, Afrique de l’Est), comme son développement plus récent en Afrique de l’Ouest et à Madagascar, témoignent également de la complémentarité de nos implantations géographiques et de la convergence de nos priorités politiques.

-  Pour le dispositif français de coopération, c’est un moyen de renforcer son action dans une logique partenariale afin de maximiser l’efficacité de l’aide et d’élargir le champ de ses interventions, en intervenant de façon complémentaire avec le réseau de l’AKDN tant sur les géographies que sur les instruments utilisés (dons, prêts, garanties, prises de participation en capital).

Quelles priorités ?

-  Le partenariat scellé par la convention signée ce jour couvre une vingtaine de pays d’Asie centrale et méridionales (Afghanistan et ses voisins immédiats, Inde, Bangladesh, Kazakhstan), du Proche-Orient (Syrie, Egypte, Liban), et d’Afrique orientale et occidentale (Burkina, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal)

-  Le partenariat concerne une gamme large de secteurs : la santé, l’éducation, les services financiers, la microfinance, l’agriculture et la sécurité alimentaire, les biens publics mondiaux, les infrastructures et l’appui au développement du secteur privé. Le ministère des Affaires étrangères et l’AKDN entendent, notamment en matière d’enseignement, mutualiser, en fonction des opportunités, leurs moyens et leurs implantations afin de promouvoir l’utilisation et l’enseignement de la langue française dans les pays communs d’intervention et la mobilité des enseignants et des étudiants.

Dernière modification : 21/05/2009

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