Campagne 2012 de la Mission paléontologique française au Pakistan

La Mission paléontologique française au Pakistan (MPFP) a séjourné dans le Sindh en novembre et décembre 2012. Conduite par Grégoire Métais, du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, elle réunissait des spécialistes de la paléontologie et de l’étude des fossiles du Muséum, mais aussi du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l’Univerité de Montpellier. Cette équipe de la MPFP est à l’origine, dans le passé, de la découverte des ossements du plus vieux mammifère ayant vécu sur terre, le Balochitérium, dont un squelette composite a été reconstitué lors de campagnes de fouilles effectuées dans les années 90 au Baloutchistan.

Depuis 2008, la MPFP travaille, dans le cadre d’un accord de coopération, avec le département de Géologie Appliquée de l’université du Sindh à Jamshoro. Elle effectue ainsi, depuis trois ans, une campagne annuelle de fouilles axée sur l’exploration géologique et paléontologique de deux régions de la province du Sindh, le Laki Range-Lower Ranikot et le dôme de Lakhra, susceptibles de fournir des données inédites sur le Tertiaire ancien. Le travail sur le terrain est consacré à la prospection, au recueil de fossiles, aux relevés géologiques et à l’exploration des deux zones concernées. Les relevés stratigraphiques et paléontologiques devraient permettre de réaliser une étude approfondie de la région et favoriser la compréhension des phénomènes géologiques et atmosphériques l’ayant marquée pendant les périodes du Crétacé/Tertiaire et du Paléocène-Eocène, entre 65 et 55 millions d’années. Cette dernière période correspond à la collision entre les plaques d’Inde et d’Eurasie, cause de la formation de la chaîne himalayenne et à un réchauffement de la planète ayant eu des conséquences sur la biodiversité.

Lors de cette mission, la MPFP a également évoqué la mise en oeuvre d’autres actions de coopération avec le musée d’Histoire Naturelle d’Islamabad et avec la Pakistan Science Foundation.

Cette collaboration entre les institutions pakistanaises et françaises permet à chaque partie de bénéficier de l’expertise et de l’expérience de son partenaire et elle devrait se traduire aussi par la formation en France de jeunes paléontologues pakistanais au niveau du doctorat.

Dernière modification : 21/09/2015

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